Cette histoire
est la vérité à 100%, non romancée,
écrite telle que vécue. Châtelineau, le
23 janvier 1991.
À l'âge
de 17 ans, je me suis engagé à l'armée Belge
comme volontaire pour une durée de 5 ans. Comme tous
les gars de mon âge, je suis passé par l'instruction
pendant 3 mois, après quoi j'ai été dirigé
vers l'unité dans laquelle je devais servir pendant
les 5 années suivantes. À mon arrivée,
le chef de corps m'a appris qu'il n'y avait pas de chambre
individuelle disponible comme cela était prévu dans
mon contrat. Je pouvais cependant m'installer en chambre commune
avec 20 autres militaires, des appelés ou partager la
chambre d'un autre volontaire de mon âge qui venait juste
aussi d'arriver. Comme il me laissait le choix, j'ai décidé
de partager la chambre avec ce gars. J'ai donc monté
mon équipement dans le local en question où j'ai
rencontré un garçon qui, comme moi, installait ses
affaires dans son armoire. Je me suis présenté:
- "Bonjour,
je m'appelle Francis." - "Salut,
moi c'est Pascal." - "Et
bien Pascal, enchanté de te connaître, j'ai 17 ans.
Et toi?" - "Content de
te connaître Francis, j'ai 17 ans aussi." - "J'ai
choisi ce lit mais si tu veux, je prendrai l'autre."
- "Non, ça va très bien
ainsi Pascal. Celui-là me convient très bien."
Alors que nous rangions nos effets chacun de notre côté,
j'ai senti le regard de Pascal se poser sur moi, regard que
j'attribuais à de la curiosité car moi aussi
j'avais envie de l'observer de la tête aux pieds. Cependant,
je m'en suis abstenu me disant que j'aurais encore le temps
de le regarder plus tard. Une fois l'installation terminée,
je me suis allongé sur mon lit, ai fixé le plafond
de la chambre et je me suis mis à rêver de ce que je
pourrais faire comme travail dans cette caserne. Il était
déjà tard et c'est Pascal m'a sorti de mes pensées
en me rappelant qu'il était l'heure d'aller souper si nous
ne voulions pas trouver la cantine fermée. Je me suis
levé et l'ai suivi. Après avoir un peu cherché,
nous avons fini par trouver. Nous avons fait la file en suivant
notre tour et une fois nos plateaux remplis, nous nous sommes installés
à la même table, face à face pour manger,
comme si cela avait toujours été le cas.
Pendant le repas, Pascal m'a appris qu'il était 6 mois
plus vieux que moi et qu'il était heureux de ne pas
être tout seul, comme nouveau, à la caserne.
Il m'a proposé que nous soyons amis. Me sentant aussi très
seul dans cette grande caserne, j'ai accepté de suite
et l'en ai remercié grandement. Il a également
parlé de son sentiment de solitude et confié que ça
lui faisait plaisir de trouver un ami parmi toutes ces personnes
qu'il ne connaissait pas. Malgré son apparence de gars
sûr de lui, il était un peu effrayé, tout comme
moi, de se retrouver au milieu de tant d'inconnus.
Le repas terminé, nous n'avions rien de particulier à
faire et nous avons regagné notre chambre. J'ai sorti
mon poste de radio et nous nous sommes mis à discuter
de tout et de rien tout en écoutant de la musique.
Les heures sont passées sans que je m'en aperçoive.
Lorsque la radio a annoncé l'heure de 20h30 j'ai dit
à Pascal: - "Je
me couche." Je me suis déshabillé, ai pris
mes objets de toilette et suis allé aux douches.
Mes ablutions à peine terminées, alors que je m'essuyais,
Pascal est également arrivé pour utiliser la
douche. Il m'a vu nu, m'a regardé sans insister et s'est
installé sous la pomme. Il a enlevé son slip et a
fait couler l'eau. Après m'être bien séché,
j'ai osé un regard. Il se savonnait les cheveux, le
visage. J'ai pu le voir et l'admirer attentivement, sans me faire
remarquer. C'était un garçon bien fait, ni trop,
ni trop peu musclé. Il avait un corps harmonieux pour
son âge. Avant qu'il se rince, je suis sorti et
suis retourné dans la chambre où je me suis mis
au lit, en slip comme je le faisais habituellement. En effet, en
tant que militaire de carrière, nous avions quelques
libertés que les appelés n'avaient pas. Quelques
instant plus tard, Pascal m'a rejoint et a fait de même.
Il m'a dit: - "Ça
ne te dérange pas? Moi, je dors toujours en slip."
En guise de réponse, j'ai soulevé la couverture et
le drap pour lui montrer que j'avais aussi cette habitude et
lui ai dit: - "Je
fais comme chez moi aussi. Que tu sois là ou pas!"
- "Tu as raison. Je fais de même
alors. C'est mieux ainsi!" Il s'est mis au lit, s'est
tourné de mon côté et m'a demandé si
j'allais dormir de suite. Je lui ai répondu que c'était
encore tôt. Comme je n'avais rien à faire
et que je disposais de tout mon temps, nous nous sommes mis
à bavarder de tout et de rien, un peu des filles mais rien
de spécial. Nous nous sommes endormis paisiblement vers
23h00 jusqu'au lendemain. À 6h30 nous avons été
réveillés par des bruits dans le couloir. Cela venait
des chambres des appelés. Nous nous sommes levés
tranquillement et, première activité, nous sommes
allés uriner. Les sanitaires se situaient quasi en face
de notre chambre, dans le couloir. De retour dans la chambre,
j'ai préparé mes effets pour aller me laver mais
Pascal m'avait devancé pour occuper le lavabo. En attendant
que mon tour vienne, je me suis assis sur le lit car il n'y
avait qu'un évier dans la pièce. J'en ai profité
pour observer ce beau gars. Soudain, j'ai remarqué qu'il
avait aperçu, lui aussi, grâce au reflet de la
glace, que je l'avais regardé mais il n'a rien dit.
Dès qu'il a eu terminé, il m'a dit:
- " La place est libre."
Comme je l'avais fait précédemment, il s'est
assis sur son lit. Cette fois, j'ai vu que c'était lui
qui me regardait pendant mon petit lavage du matin. Je lui
ai souri dans le miroir et il m'a répondu également
par un sourire. Ensuite, il s'est levé dès
que j'ai eu fini, a rangé tout comme moi ses affaires
dans son armoire. C'est alors, qu'il m'a dit que nous ferions
peut-être bien d'aller acheter des cadenas pour nos armoires.
À ce moment, je me suis souvenu de ce que le chef de
la compagnie m'avait dit et l'ai répété à
Pascal: - "J'ai
oublié de te dire que je possède la clef de la chambre.
Si tu as confiance en moi, comme je l'ai en toi, nous pouvons laisser
les armoires sans verrous. De toute façon, il n'y a
rien qui ait de la valeur à l'intérieur. J'irai,
comme demandé par le chef de compagnie, te faire un double."
Il a répondu: - "Ok
alors! Elles resteront sans clef pour autant que la chambre soit
fermée." Une fois prêts, nous avons refait
notre lit. Nous avions cette chance, de ne pas être obligés
de le faire "au carré" comme pendant l'instruction.
C'était là encore un privilège des carrières
appelées " VC" pour "Volontaire de Carrière".
Nous sommes alors, l'un et l'autre, partis à nos
assignations respectives. Lui, comme chauffeur, moi, aux transmissions.
Comme convenu, nous nous sommes retrouvés au repas
de midi, puis, en fin de journée, dans la chambre.
Je lui ai remis un double de la clef. Il m'a remercié
d'avoir été rapide pour la faire reproduire car, dans
le cas contraire, il aurait toujours dû dépendre
de moi et se préoccuper de mes heures de sortie et de
retour. Nous nous sommes ensuite mis en tenue civile (encore
un des privilèges des VC!) D'un commun accord, nous
sommes partis en ville y faire un tour afin de voir ce qu'il
y avait pour se distraire. En passant devant la piscine,
Pascal m'a dit: - "J'adore
la natation! Et toi?" - "J'adore
aussi!" - "Tu as ton
maillot à la caserne?" - "Non,
je n'avais pas prévu qu'il y en avait une aussi proche."
- "Ce n'est rien. Nous irons
la semaine prochaine alors." - "Non,
j'ai aperçu une boutique de sport près d'ici! De toute
façon, je dois m'en acheter un neuf. Le mien est usé.
Si tu as le tien, tu vas le chercher pendant que je m'en achète
un autre. On se retrouve ici dans 30 minutes, si cela te va?"
- "Ok j'arrive."
Pascal est parti en courant vers la caserne pendant que j'entrais
dans le magasin de sport. Je me suis acheté un slip
de bain de marque comme ceux que portent les nageurs que l'on
voit à la télévision et suis retourné
vers la piscine où Pascal m'attendait déjà.
Il y avait à peine 20 minutes qu'il était parti.
Nous sommes entrés et, pas bête le Pascal,
il m'a dit: - "J'ai
pensé à toi. Je me suis permis d'ouvrir ton armoire
et de te prendre ton essuie." - "Génial!"
Effectivement, je n'avais pas pensé à l'essuie.
J'ai remercié mon ami de sa perspicacité.
Nous avons payé notre entrée et nous nous sommes
dirigés vers les cabines pour mettre notre caleçon
de bain. Quand j'ai été prêt, je suis
sorti et Pascal m'a sifflé: - "
Waow!! Tu vas faire des ravages avec un slip pareil! On dirait un
nageur olympique!" Je me suis mis à rougir.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers les douches puis
vers la piscine dans laquelle il a plongé d'un trait. Je
l'ai suivi. Il nageait bien. C'est vraiment un bon nageur me
suis-je dit. Nous avons fait quelques longueurs en utilisant
plusieurs sortes de nage. Quand le papillon sur le dos est
arrivé, je n'ai pas suivi. Pascal m'a dit:
- "Tu ne sais pas la
faire? Je vais te l'apprendre alors." Il m'a appris cette
nage facilement puis nous avons fait quelques apnées sur
toute la longueur. Il était vraiment bien entraîné
car il était à peine essoufflé alors que
moi, après ces apnées, j'étais limite à
chaque coup. Il a rit et m'a dit:
- "Tu verras! Avec l'entraînement
ça viendra vite! Enfin, si tu veux, on peut venir tous les
jours s'entraîner." - "Oui
car j'aime ça vraiment!" - "Quand
l'heure sera finie, on repassera à la caisse pour voir le
prix des abonnements. Je crois que c'est une très bonne idée!"
Pour finir l'heure, nous avons joué avec un ballon
puis nous avons fait quelques plongeons du tremplin à
trois mètres de hauteur. Et là, j'ai pu l'affranchir
car il n'était pas très téméraire à
vrai dire. Du bord de la piscine, il se sentait à l'aise
mais d'une planche, à une telle hauteur, ce n'était
pas son fort. Alors, je me suis élancé seul
de trois mètres en tentant d'effectuer le meilleur des
plongeons que j'aie jamais réalisés. Je suis ensuite
revenu vers Pascal pour lui apprendre à plonger de la
petite planche. Cela n'a pas été facile! Cependant
après plusieurs essais au petit tremplin, il y est parvenu
plus au moins correctement et seul. Lorsque la sonnerie
a retenti, nous sommes allés nous rincer aux douches et
nous vêtir dans les cabines. Comme décidé, nous
sommes passés à la caisse pour connaître
les prix des abonnements. J'ai demandé s'il n'y avait pas
de conditions spéciales pour les militaires ce à
quoi la caissière a répondu par l'affirmative
à la condition de produire une carte d'identité militaire.
Il était ainsi possible d'obtenir une réduction
de 50% sur le prix de l'abonnement classique lui-même
revenant déjà à la moitié prix normal.
Nous avons présenté nos cartes d'identité
militaires et avons souscrit à l'abonnement pour l'année.
Nous sommes ensuite repartis pour la caserne en discutant natation.
Pascal m'a dit que je nageais très bien; compliment que je
n'ai pas manqué de lui retourner et qui lui a fait visiblement
grand plaisir. Nous nous sommes rendus au souper, toujours
ensemble. Au cours de celui-ci, il m'a demandé si je
ne voyais pas d'inconvénient à ce que demain il s'achète
un maillot identique au mien. Il en aimait bien la coupe et
la couleur. Je lui ai répondu que c'était un
beau maillot que c'était pour cette raison que je l'avais
choisi et que s'il voulait en acquérir un semblable ça
ne m'embêtait pas du tout. Le repas fini, nous avons
regagné notre chambre pour écouter de la musique
car Pascal aimait le hit-parade du soir qu'allait diffuser la station
que j'avais sélectionnée la veille.
J'ai sorti ma radio et l'ai branchée. Nous avons écouté
cette émission et même jouer aux cartes. À
un certain moment quelqu'un est entré. C'était le
chef de compagnie qui passait voir si tout était en
ordre et si nous étions installés correctement.
En nous voyant jouer aux cartes il dit: - "Je
vois que vous vous entendez bien. Mais attention! Pas de jeux d'argent.
Je vous rappelle le règlement." - "Il
n'en est pas question. C'est juste un passe temps. - "Dans
ce cas, OK! Bonne soirée." Il est reparti sans
plus. Je dois reconnaître qu'entre VC, gradés ou non,
il régnait une bonne entente, presque familiale. Ce
qui n'était pas pour déplaire, à Pascal
et à moi. Nos parties terminées, nous avons
décidé d'aller à la douche pour effectuer
notre toilette. Nous nous sommes mis en slip, avons saisi nos effets
et sommes partis ensemble. Dans la douche, Pascal a ouvert
les robinets et, sans gêne, a ôté son sous-vêtement.
Moi, plus timide, j'ai tardé un peu mais finalement
l'ait enlevé quand même. Je crois que Pascal avait
compris ma gêne car il s'était retourné
vers le mur. C'était plus facile pour moi, comme cela.
Cependant, une fois sous l'eau, il a fait face mais a agi comme
si je n'étais pas présent. Lorsqu'il a perçu
mon réflexe visant à cacher mes parties, il s'est
mis à rire pendant quelques secondes. Ensuite, il s'est excusé
de cette réaction car il n'y avait pas de quoi rire.
Par la suite, il a ajouté que j'étais comme
les autres garçons et qu'il n'y avait pas de honte à
voir que j'étais bien fait. Cela m'a un peu remis en
confiance et nous avons repris notre "lavage". Je dois
avouer que j'avais un peu de mal à ne pas penser à
Pascal et à son corps mais finalement j'y suis parvenu
sans trop de difficulté. Je crois que c'était à
peu près pareil pour lui car son sexe n'était
plus tout à fait au repos mais pas totalement éveillé.
En d'autres termes, je dirais qu'il avait un tiers d'érection.
Sans rien dire, nous avons fini de nous doucher, nous nous
sommes essuyés et avons repris le chemin de la chambre,
tous les deux en slip. En entrant dans la pièce,
il me dit: - "On
a de la chance d'être VC ici. Quand même, regarde! Nous
disposons d'une grande douche pour 5 personnes au moins et nous
ne sommes que deux à pouvoir l'utiliser. En outre, ce
sont les miliciens qui lavent pour nous." Je l'ai
regardé et lui ai souri: - "Ce
n'est pas une raison pour leur rendre la tâche encore plus
difficile alors qu'elle est déjà si ingrate."
- "Tu as raison! Ce serait
dégueulasse de notre part. Alors, dorénavant, nous
prendrons notre douche ensemble, comme ce soir. Nous rincerons les
murs comme il le faut, chaque fois." - "D'accord.
Si nous ne sommes pas chiens avec eux, ils seront toujours corrects
avec nous. On ne sait jamais." - "Entièrement
d'accord avec toi." Une fois nos objets de toilette rangés
dans nos armoires, nous nous sommes mis au lit et avons discuté
de tout et de rien. Cette fois le sujet des filles est revenu
un peu plus longuement. J'avais, mais sans en être certain,
l'impression que Pascal se caressait sous la couverture. J'étais
bien trop timide pour lui demander quoi que ce soit à
ce sujet. J'ai donc fait comme si de rien n'était tout
en essayant de ne pas trop penser à ce qu'il pouvait bien
faire. J'essayais de ne pas montrer que j'étais excité
comme pas possible en y pensant. Nous avons fini, comme la
veille, à tomber endormis. Notre journée
du lendemain a été rythmée comme celle de la
veille hormis le fait que j'ai accompagné Pascal s'acheter
un maillot semblable au mien. Avant d'aller nager, il a voulu
l'essayer sur place, dans le box de déshabillage. Quand
il en est sorti, j'ai compris la raison de son exclamation de la
veille. C'était "waow!" comme il l'avait
si bien dit. - "C'est
vraiment ok! Il te va très bien. Tu peux l'acheter les yeux
fermés." Chemin faisant vers la piscine j'ai glissé:
- "Ce slip de bain
te va comme un gant. Il souligne parfaitement tes formes."
- "Exactement comme toi alors!"
Je me suis mis à rougir: - "Voit-on
aussi fort mon sexe quand je le porte?" - "Oui
bien sûr!" Il m'a regardé et me dit:
- "Je t'ai bien vu hier
à la douche. Tu n'as pas à avoir honte! Tu es bien
fait, tout comme moi." - "Merci!"
Sur ce, nous sommes repartis vers la piscine où nous
avons trouvé notre abonnement déjà préparé.
Nous l'avons payé et en avons immédiatement profité.
À la sortie de la cabine, il m'attendait dans son
beau maillot. J'ai un peu rougi de honte à regarder
intensément son entrejambe. Bien que le maillot ait
été de taille normale, il moulait très très
fort les parties génitales. Pascal m'a tiré jusqu'au
grand miroir et me dit: - "Tu
vois! Nous sommes pareils! Il n'y en a pas un qui ait plus que l'autre.
On est dans la norme. Alors, pas de honte à avoir!"
Nous sommes alors allés nager. Nage, apnées,
ballon et plongeons m'ont fait oublier cette gêne. Après
le bain, nous sommes retournés à la caserne et,
comme la veille, à nos habitudes. Chaque soir,
nous parlions de plus en plus des filles lorsque nous étions
au lit. Nous avons poursuivi ainsi nos échanges pendant
trois mois en faisant allusion aux filles rencontrées
à la piscine, à celles croisées en rue et à
d'autres encore. Pendant nos discussions, j'avais
de plus en plus l'impression que Pascal se masturbait et cela
m'excitait terriblement. Je n'osais cependant pas lui en parler.
L'époque des manoeuvres est arrivée. Lui
comme moi, devions partir parfois pour deux ou trois jours
consécutifs, séparément. Je dois reconnaître
qu'il me manquait beaucoup pendant ce temps. Je sentais que
je m'attachais à lui. Je pense que c'était pareil
pour lui. Quand nous revenions à la caserne et que nous
nous retrouvions réunis c'était avec un plaisir certain
mais contenu comme si nous ne voulions pas montrer à
l'autre combien il avait manqué. Nous reprenions
nos habitudes mais au lit, au moment de la discussion sur les
filles et le sexe, l'un ou l'autre tombait de sommeil. Le bavardage
se terminait très vite. Ses manoeuvres se
sont terminées avant les miennes. Dans la mesure du possible,
nous essayons de continuer nos entraînements et de garder
nos habitudes. Je devenais de plus en plus excité par
ce que pouvait bien faire Pascal sous sa couverture. Je voulais
en avoir le coeur net mais je ne savais toujours pas comment
faire pour savoir ce qu'il faisait. J'ai imaginé toutes sortes
de scénarios mais à leur issue, j'estimais qu'un
de nous pouvait toujours être honteux ou gêné.
Cela ne me plaisait pas. La chance m'a été
donnée, un jour de manoeuvre pendant lequel je n'avais
presque rien fait. Je n'étais pas fatigué plus que
les autres jours sans ces manoeuvres. Une fois dans le lit,
nous avons repris comme toujours nos discussions sur le sexe
et sur les filles. Quand j'ai eu l'impression que Pascal se
masturbait comme chaque fois, j'ai imité celui qui tombe
endormi mais en restant éveillé, couché
sur le dos, la tête dans sa direction. Je me suis dit
qu'en faisant semblant de dormir, il prendrait moins de précautions
et se masturberait cette fois de manière plus précise.
J'en aurais le coeur net. Les yeux fermés que je
gardais cependant légèrement, même très
légèrement ouverts, assez pour voir ce qu'il
allait faire, j'étais intérieurement un peu triste
de devoir user de ce truc pour savoir ce que mon ami Pascal faisait.
Je crois pourtant que si j'avais eu le courage de le lui demander,
il me l'aurait dit. Enfin la timidité est
quelque chose de difficile à vivre. Pascal m'appelle
mais je continue à faire semblant de dormir. Il m'appelle
encore. Je ne réagis pas. Il se lève avec une
belle érection dans le slip. Je me dis: "Oui,
j'en étais sûr." J'étais content;
je savais ce qu'il faisait. Il vient près de moi,
me secoue l'épaule mais, je ne sais pourquoi, je continue
à faire semblant de dormir. Je pense "il va retourner
au lit et finir ce qu'il faisait" mais à ma grande
surprise, il soulève la couverture et le drap qui me
recouvre. Je suis au bord de la panique et ne bouge plus.
Je respire à peine; mon coeur bat à une vitesse
pas possible. Alors que ce n'est que mon ami, que je suis
en slip, que c'est presque la même chose que d'être
en maillot à la piscine, sauf que moi aussi je suis en
érection, je crois que j'avais peur. J'étais
gêné qu'il me voie en cet état. À ma
stupéfaction, au lieu de regarder, il met la couverture
et le drap délicatement sur le bas de mes jambes.
Je panique, je veux bouger, mais la peur me fige lorsque Pascal
glisse sa main sur mon slip. Je ne sais plus que faire.
Je savais depuis quelque temps que les filles dont je parlais
n'existaient pas et que j'étais attiré par les
hommes mais de là à avoir la main de mon ami sur
mon sexe en érection, c'était pas la même chose.
La chaleur de cette main me détend un peu, il commence
à me caresser à travers mon slip. C'est bon! J'adore
cette sensation que je n'ai encore jamais connue.
Je continue à me détendre puis il approche son autre
main et doucement il baisse l'élastique de mon slip
sous mes testicules. Je me laisse faire; j'apprécie.
Je sais qu'il ne me veut que du bien. Il caresse mes testicules,
mon sexe, le prend en main et me masturbe. Je n'ai jamais perçu
une sensation aussi agréable. C'est bien mieux que de
le faire soi-même. Avec son autre main il joue avec mes
testicules. J'adore ça. Mais la panique me reprend! Je ne
tiendrai pas longtemps à ce petit jeu. Je sens déjà
les contractions de mon sexe, je ne peux faire autrement que
de laisser échapper un soupir d'aise. À ce moment,
il se baisse et prend mon gland en bouche. C'est de trop cette chaleur
de sa bouche, la douceur de ses lèvres! J'éclate
à l'intérieur de se bouche et à mon grand
étonnement, il avale ma semence. Mais je ne bouge toujours
pas. Il continue à aspirer car il veut la dernière
goutte. Puis, doucement, il se relève mais continue
à me caresser avec son autre main. Il se masturbe également
tout en me caressant le sexe puis il se lève, va jusqu'à
l'évier dans lequel finalement il jouit. Il rince doucement
les traces de son sperme, remet son sexe dans son slip et revient
vers moi. Il me donne un baiser sur le sexe, relève
mon slip ainsi que le drap et la couverture puis me donne un petit
baiser sur la bouche en murmurant tout bas mais clairement:
"Je t'aime Francis." J'avais envie de lui
sauter au cou et de l'embrasser aussi, mais je ne voulais pas
le mettre dans une position délicate. Alors j'ai émis
un petit grognement et me suis retourné avec, sur le
visage, un sourire heureux. Je me suis ainsi endormi pour de
bon. Au réveil, Pascal comme tous les jours m'a
dit: - "Bonjour
Francis." - "Bonjour
Pascal." - "Bien dormi
Francis." - "Oh oui!
Bien dormi, je me sens dans une forme du tonnerre."
- "Et bien moi aussi, j'ai très
bien dormi." Comme si de rien n'était nous avons
repris nos petites habitudes: toilettes, repas, piscine. Cependant
le soir venu, dans le lit, nous commençons à discuter
de sexe et il me demande alors si j'ai déjà couché
avec une fille. Un peu honteux je lui réponds que
non. Ensuite, il me demande avec un garçon. Je deviens
tout rouge et lui dis aussi que non mais j'ajoute que j'ai fait
un rêve curieux la nuit passée. Curieux, il me
demande de quel rêve il s'agit, mais je ne réponds
pas. Il me dit de ne pas avoir peur, que c'est entre nous
et que jamais il ne le dira à personne.
- "Non, tu vas te fâcher
et ne plus me parler quand je te l'aurai expliqué."
- "Tu m'as déjà
vu me fâcher une seule fois depuis que nous nous connaissons?"
C'est vrai je ne l'avais jamais vu se fâcher.
- "Promets de ne pas te moquer
de moi et de rester mon ami." Voilà la situation
retournée à mon avantage. Je suis content de moi d'autant
plus que je ne l'ai pas chercher. Enfin, pas trop!
- "Promis."
- "Eh bien j'ai rêvé hier,
que tu étais venu près de moi et que tu m'avais fait
des choses du sexe." - "Ah
oui! Quelles choses?" - "Bien
que tu m'avais caressé et sucé le sexe et même
que tu m'avais dit que tu m'aimais." Sans dire quoi
que ce soit, il se lève. J'étais dans mes
petits souliers et me disais "ici, j'en ai trop dit. Il va
me mettre la raclée. Mais non, il s'est assis
sur le bord du lit et m'a pris la main dans la sienne.
- "Tu me promets à
ton tour d'être toujours mon ami et de ne pas te fâcher?"
- "Je le promets."
- "Tu n'as pas rêvé.
J'ai bien caressé ton sexe et l'ai sucé aussi."
Il tombe à genoux au pied de mon lit et me dit:
- "Francis je t'aime!
Vraiment je t'aime d'amour!" Je me redresse du lit et
lui prends la tête. Il regardait le sol comme un enfant
qui avait mal agi. Dans un élan de lutte contre ma timidité,
je glisse ma main libre sous son menton, lui lève la
tête dans ma direction et l'embrasse sur la bouche.
- "Je t'aime Pascal et
je t'aime aussi d'amour." Sur son visage hébété
est apparu le plus beau sourire que j'aie jamais vu de toute
ma vie. Il s'est levé et m'a fougueusement rendu mon baiser
Je l'ai tiré vers le lit, sur moi et je lui ai dit:
- "Je ne rêvais
pas hier. Je faisais semblant de dormir. Comme j'étais trop
timide pour te dire mon amour, je n'osais pas parler mais j'ai tout
vu et bien vu. Pour te le prouver, j'ai même regardé
lorsque tu t'es masturbé dans l'évier et que
tu l'as rincé." Près de mon oreille:
- "Tu as bien fait!
Je t'aime." Nous nous sommes embrassés de nouveau
pendant de longues minutes. Il s'est levé, a fermé
la porte à clef, a éteint la lumière et est
venu me retrouver. Je lui ai réservé une place
dans le lit où nous avons fait l'amour jusqu'aux aurores.
Nous n'avons évidemment pas dormi une seule minute. Je l'aimais
et il m'aimait! Nous étions heureux! La journée
s'est passée à merveille. Nous nous sommes retrouvés
au repas de midi, heureux comme de jeunes amoureux mais nous
étions dans une caserne militaire! Une relation homosexuelle
n'aurait pas été la bienvenue! Dès lors,
nous nous comportions comme tous les jours mais dans notre fort
intérieur nous étions vraiment heureux.
En fin de journée, nous avons repris nos habitudes:
piscine etc... Mais de retour à la chambre, après
la douche, nous nous enfermions et reprenions nos ébats
amoureux. Afin qu'il n'y ait pas de doute dans notre entourage,
nous avons décidé de ne plus rien faire après
23h00. Ainsi, nous serions reposés, il n'y aurait pas
de bruits etc... Nous avons vécu des semaines et
des semaines de bonheur à deux. À son anniversaire,
les parents de Pascal lui ont acheté une voiture. Comme il
avait son permis militaire, il l'a fait valider pour le civil
et pouvait ainsi conduire directement. Nous avons fait quelques
randonnées. Pascal conduisait très bien. Nous
nagions dans le bonheur. Il m'a appris à conduire à
la caserne car il pouvait rentrer sa voiture comme tous les
VC. Il s'est arrangé avec son chef pour que moi
aussi j'obtienne mon permis militaire alors que j'étais
dans les transmissions et pas dans les chauffeurs. J'ai réussi
ce permis militaire haut la main. J'étais fier, heureux,
amoureux, le bonheur total! Pour notre sortie de
contrat, nous avions même élaboré des projets
pour habiter et vivre ensemble. Tout était parfait!
Nous avons passé 6 mois de bonheur inimaginable.
Un jour, en fin de manoeuvres particulièrement épuisantes
pour lui, il m'a dit: - "Je
retourne chez mes parents, mon amour. Je reporte mes vêtements
à lessiver par ma mère et je reviens. Je t'aime, je
serai là demain matin." Nous nous sommes embrassés
longuement et il est parti. Je me suis retrouvé seul;
ça faisait un vide sans lui mais pour une petite nuit, ce
n'était pas grave. Vers trois heures du matin, on frappe
fort à la porte. Je me dis, il est revenu. Encore à
moitié endormi, j'ouvre la porte en slip, et là, devant
moi, je vois le chef de compagnie. Je me mets au garde à
vous. Il me dit en mettant sa main sur mon épaule:
- "Repos mon garçon,
repos. Voilà, une jeep t'attend dans le fond de la cour.
Ton ami Pascal a eu un accident de voiture et il te réclame.
La jeep te conduira et t'attendra le temps qu'il faut."
Je l'ai remercié et je me suis habillé très
vite et nous sommes partis à l'hôpital. Arrivés
là, ses parents étaient présents mais ne pouvaient
entrer. Le docteur m'a dit: - "Seulement
vous et pas plus de 1 minute." Je suis entré, j'ai
pris sa main. Il m'a regardé et m'a dit:
- "Je t'aime Francis." Il
a fermé les yeux et les appareils se sont mis à sonner.
Le docteur est entré en courant et l'infirmière
m'a demandé de sortir. Ce que j'ai fait. Les parents
de Pascal m'ont vu pleurer et sont venus près de moi pour
me consoler. Nous avons parler quelque temps, je ne sais plus
de quoi. Ensuite, le docteur est sorti de la salle et
nous a regardés: - "Il
n'y avait plus rien à faire. Il est parti sans douleurs."
J'ai hurlé dans l'hôpital
- "Non pas lui! Pas lui!"
J'ai voulu entrer mais l'infirmière ne le voulait pas. Je
l'ai soulevée du sol et l'ai déposée sur
le côté. C'est ainsi que je suis entré. Je me
suis approché de lui. En lui prenant la main, je l'ai
appelé. Je voulais qu'il se "réveille"
mais rien! Il ne bougeait plus. Le docteur est revenu à côté
de moi et m'a dit: - "Il
est mort mon gars, il n'y avait plus rien à faire à
son arrivée à l'hôpital. Je me demande comment
il a tenu jusqu'à ton arrivée." J'ai
regardé le docteur et lui ai dit: - "C'est
l'amour qui l'a fait tenir docteur." Il n'a pas répondu
et m'a accompagné hors de la salle. Je suis allé près
des parents et nous nous sommes mis à pleurer ensemble,
pendant de longues minutes. Je suis ensuite retourné
à la jeep après les avoir salués et suis reparti
à la caserne. Le chauffeur m'a demandé si ça
allait. J'ai juste répondu: "Il est mort."
Nous n'avons plus parlé jusqu'à la caserne
où je suis allé dans la chambre. J'ai fermé
la porte à clef, me suis mis à plat ventre sur son
lit et ai continué à pleurer. Je n'en
suis sorti que le lendemain à 14h00 pour me présenter
au chef comme inscrit aux valves. Je pensais déjà
me faire engueuler pour mon absence du matin mais au contraire,
il me tendit une permission et me dit:
- "Retourne chez toi mon gars, on te
tient au courant." Je suis remonté prendre mes
affaires pour rentrer chez moi. En passant devant l'armoire
de Pascal, je l'ai ouverte et ai pris son maillot de bain et son
essuie. De nouveau, je me suis mis à pleurer en les
serrant sur mon visage puis je les ai mis dans mon sac.
Je suis parti chez mes parents qui ne comprenaient rien à
ce qui m'était arrivé mais ils n'ont rien dit
et m'ont laissé avec mon chagrin. J'ai appris par
la suite qu'ils avaient téléphoné à
la caserne pour savoir ce qui s'était passé.
Mon chef leur a expliqué que mon compagnon de chambrée
s'était tué en voiture. Il leur a demandé
de me prévenir pour la date de l'enterrement. Celui-ci
venu, j'ai encore pleuré beaucoup. La mère de Pascal,
m'a proposé de venir chez elle avant de retourner, ce
que j'ai fait. Dès que nous sommes arrivés à
son domicile, le père de Pascal étant encore occupé
avec des gens qui avaient participé aux funérailles,
elle m'a dit: - "Je
sais tout. Tu n'as rien à craindre de moi. Pascal, n'avait
pas de secret pour moi. Il t'aimait vraiment très fort. Je
suis la seule à le savoir." On s'est mis à
pleurer tous deux. Après s'être un peu calmée,
elle m'a remercié d'avoir fait connaître le bonheur
à son fils. Ces paroles ont suffi pour nous replonger
dans nos pleurs. Finalement, j'ai pris congé d'elle et suis
allé saluer son père. Je suis rentré chez
moi où je me suis enfermé pendant 4 jours, sans
sortir. Ma mère voulait que je mange, moi je ne voulais que
mourir! Depuis lors, je n'ai plus jamais aimé.
Ni homme, ni femme! Une grande amitié, oui, mais pas
d'amour! Je ne veux plus souffrir comme cela. Cela fait
trop mal! Après quelques jours, j'ai repris mon service
à l'armée mais rien n'a plus jamais été
pareil. Je restais solitaire et ne voulais plus parler à
personne hormis aux collègues de travail, et ce pendant
et pour le travail seulement. Pourquoi cela t'est-il arrivé
à toi Pascal? Pourquoi toi? Même maintenant,
presque 21 ans après, je ne suis toujours pas moi-même.
Je ne me sens bien ni dans la tête, ni dans le corps.
Il me manque toujours autant. Je t'aime Pascal.
Terminé à Charleroi, le 20 avril 1999.
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